Vos témoignages...


Ecrire un message


Messages : 71 à 80
Page : 8
Nombre de messages : 125
 
le 09/02/2007 à 15:14

De toi à moi, je voulais juste te dire que tu me manques. Je viens sur ce site pour regarder tes photos et voir ce regard tendre et beau à la fois. De toi à moi, je voulais juste te dire que je garde une profonde tendresse pour les moments que nous avons pu passer ensemble. Je me souviens de toi tout petit quand je dormais dans ta chambre, de ton sourire et de tes petites mains. Je t'ai vu grandir et t'éloigner en me disant que tu reviendrais, que c'était normal il fallait que jeunesse passse. De toi à moi; il faut que je te dise que je viens de comprendre que tu ne reviendras pas et que c'est dur. De toi à moi je voulais te dire que je t'aime et s'il te plait embrasse le de ma part, il me manque tellement aussi.
 
le 02/02/2007 à 19:03

Six mois...
Et chaque jour qui passe je pense à la force que tu m'as laissée.
Tu seras toujours là, si près et pourtant si loin.
Tu nous manques...
 
le 02/02/2007 à 09:32

Parce qu'on ne t'oublie pas, parce qu'on pense souvent à toi, mais que les mots manquent....et que lorsque j'écoute la chanson suivante j'aimerais pouvoir dire les mêmes choses à Axel, Jean-Luc et Monique



Est-ce que tu voudras d'un grand-frère
Comme moi
Maintenant qu' le tien s'est fait la paire
Comme ça?
J'le remplacerai jamais c'est clair
Mais là,
Je voudrais t'offrir un peu d'lumière
T'y as droit...


Je sais que tu partages mes colères
Mes joies,
Aujourd'hui c'est toi qui galères
Pleure pas,
Je voudrais que ta peine soit plus légère
Crois-moi,
Et je t'aiderai à porter sur Terre
Ta croix


Il était naturellement bon
Comme toi,
C'tait un putain de joli garçon
Sympa,
Il était aussi grand que son
Papa



Mourir à 20 ans c'est trop con
Y'a pas ,
Lui qu'apprenait si bien ses l'çons
Savait pas,
Si la vie est un jeu abscons
Sans loi,
La mort c'est encore plus couillon
A c't'âge-là,


L'était doué dans toutes les matières
N'est-ce pas?
Ses profs ses copains monsieur le maire
Et toi,
Aimiez cet ange de lumière
Ce roi,
Mais pour l'bonheur : savait pas faire...
Et pourquoi ?


La vie c't un mélange de misères
Et de joies
Le paradis il est sur Terre
Enfin je crois
Mais on pourra jamais rien faire
Contr'ça
C'est ici aussi que se trouve l'enfer
Parfois,


J'ose pas ,
Vous dire à quel point vous m'êtes chers
Et ça ,
ça changera pas le cours des rivières
Pour toi.
   
le 22/12/2006 à 14:22

Thomas
Bonjour Jean-Luc et Monique

Apres quelques mois a digérer la disparition d'Adrien, je peux enfin vous dire combien il me fut difficile d'accepter qu'il nous ait laisse comme cela.

S'en vouloir, mais qu'y faire ?

Ce qui est certain, c'est que quelques uns des meilleurs moments et quelques unes des plus belles photos de montagne émanent des moments passes avec lui. Nous en avions fait avec ma compagne notre photo d'invitation a notre mariage tellement ces moments furent profonds et intenses, concentres et rapides. Une belle course comme j'aime a les faire. Une belle vie, de beaux souvenirs.

Quelle tristesse de ne plus pouvoir rencontrer son sourire, son appétit de montagne, son envie de réaliser de grandes choses. Même si la montagne nous rend tout petit au fond, il était grand lui, bien plus grand que mon petit 172 cm, il était fort, il serrait fort des prises qui étaient toujours trop loin pour moi, toujours trop petites, il tournait dans des toits toujours trop horizontaux, il n'y avait que les longues pentes de neige ou je pouvais encore rivaliser. Heureusement, il y avait Aline que j'essayais de suivre.

Son absence va nous manquer. Souffrir, oui, mais il faudrait que cela nous fit grandir ...

Alors ce qui fut grand pour moi, ce fut cela :
il avait clairement et simplement le sens de l'ouverture aux autres, le sens du respect de tous. Il savait que tous les gens peuvent être des trésors et savait en tirer un parti, il savait faire grandir les petits et les forts, savait apprécier tous et toutes. Peu ont ces qualités humaines a ce point spontanées, et je ne pense pas en être. Alors quel plaisir de croiser la route de ces hommes la. En montagne, il est plus facile de révéler ces qualités, ces libertés, cette humanité. On est comme détache...

En tout cas, c'est une bien vilaine plaie qu'il nous fait la, l'ami Adrien , et même si j'avais été a l'origine de bien belles engelures lors de notre ascension au Mont-Blanc en 2005, je n'avais pas pense qu'il me rendrait cela au centuple.

Adrien, quelque part, je me suis senti trahi, tu as pris trop de risque, tu
as pousse trop fort, il y avait quelque chose de non aléatoire, et cela, je pensais que tu pouvais en avoir suffisamment la notion. Mais comme nous avions été particulièrement facile l'année d'avant, tu ne t'es pas assez méfie. Pourtant, tu avais passablement peine sur l'arête de Peuterey (moi aussi d'ailleurs !!), tu l'avais reconnu dans ton récit.

Une voiture qui vous emboutit, une maladie qui vous emporte, un bloc de pierre ou une corniche qui lâche et vous arrache a la vie, il y a des hasards qu'on ne peut pas maitriser. Mourir par un non-respect des lois de la physiologie, il y avait quelque chose d'indécent, en tout cas tu aurais pu tellement mieux faire, Adrien.

Tchao gars, tu me manqueras, on avait dit qu'on irait faire encore tant de choses bien, il faudra les faire seuls et avec d'autres, cela aurait été tellement bien de le faire aussi avec toi. JB s'y attache, courage, ca va être dur de ne plus avoir de projet avec toi;

Souffrir,

pour tes proches, ce mot a pris un autre sens, une autre dimension. Si seulement je pouvais leur dire combien ce vide que tu laisses nous fait mal a nous aussi grimpeurs, et combien le refuge dans la souffrance est vain, mais mon long silence est a la mesure de l'inutilité des morts, la vie est tellement pleine d'imagination que je veux garder ton souvenir en vie tant qu'un souffle m'animera

Tout ce que je pourrais dire est qu'Adrien fut un grand bonhomme, dans certain pays on dit "un sage", il avait donc surement des parents a la hauteur de sa sagesse. Vous, son père sa mère, aviez fait de ce
garçons un homme bien, un homme de bien.
Je suis heureux d'avoir partage quelques moments somptueux avec lui.

Les morts sont sous terre, les larmes coulent en nous jusqu'aux étoiles
et certaines deviennent des trous noirs dans lesquels on se perd…
 
le 08/12/2006 à 14:54

Parceque aujourd'hui, comme de nombreux jours je pense à toi en contemplant les montagnes(ici à Grenade, la Sierra Nevada),et je me remémore tous les bons moments passé en montagne à tes côtés.Certes, tu étais toujours dans des voies bien plus engagées mais je me souviens d'avoir grimpé à tes côtés à la Dibona, je me rappelle mes premières compètes à Cham, chez François Regis, où on faisait des traversés avec des piolets sur le balcon...des conversations sous les étoiles au refuge du Soreiller; tu es quelqu'un d'inoubliable!!
   
le 14/11/2006 à 22:12

Ciao Adrien,
Je me rappellerai toujours de ces entraînements le mercredi soir avec toi quand tu me criais « Dépêches toi Joakim ton papa est là », alors que je campais dans ce satané toi jaune que maintenant je sort sans difficulté grâce à toi et ton super coaching qui ma tiré vers le haut. Sans toi, je n’aurais jamais eu mon niveau actuel, c’est toi qui ma fais découvrir les joies de l’escalade, qui ma poussé à aller dans des voie de plus en plus difficiles. Depuis cette année où tu t’occupai de mes entraînement, je n’est plus trop eu l’occasion de te croisé à cause de tes études, mes le seul souvenir des rares fois où je t’ai croisé depuis cette année là, c’est que tu étais toujours très amical et d’une extrême gentillesse.
Maintenant, à chaque fois que je vais en montagne j’ai une pensé pour toi, car tu fais parti des personnes qui mon fait découvrir ses joies.
Je regrette de ne plus pouvoir te voir…
Joakim
 
le 21/10/2006 à 13:12

Ce que tu m'as apporté est inscrit dans la vie que je poursuis sans toi mon ami, puisque désormais je ne peux plus partager mon avenir avec toi Adri. Fragiles et éphémères, mortels sur cette terre et riches de toi, voilà ce que nous sommes. Tu une l'es plus de nous. En nous quittant sans prévenir tu as changé le cours de nos vies, nous mettant au défis de les poursuivre sans toi.

Je prendrais le beau comme mère, la force comme père, pour faire face au chaos de la Vie.
Chacun de mes sens en éveil, je me construirais depuis mon repère : mon passé.
L'harmonie immanente guidera mes choix.
Transcendant le réel, je serais mon propre instrument.
Sachant la Fin comme une nécessité, je saurais la discerner pour ne pas y sombrer.
 
le 18/10/2006 à 10:57

Oh, where have you been, my blue-eyed son?
Oh, where have you been, my darling young one?
I've stumbled on the side of twelve misty mountains,
I've walked and I've crawled on six crooked highways,
I've stepped in the middle of seven sad forests,
I've been out in front of a dozen dead oceans,
I've been ten thousand miles in the mouth of a graveyard,
And it's a hard, and it's a hard, it's a hard, and it's a hard,
And it's a hard rain's a-gonna fall.

Bob Dylan A Hard Rain's A Gonna Fall

Où as-tu été, mon fils aux yeux bleus?
Où as-tu été, mon cher petit?
J'ai trébuché sur le bord de douze montagnes brumeuses,
J'ai marché et rampé sur six chemins tordus,
J'ai pénétré au cœur de sept forêts tristes,
J'ai été à la rencontre d'une douzaine d'océans morts,
J'ai marché dix mille miles dans la bouche d'un cimetière,
Et c'est une dure, et c'est une dure, c'est une dure, c'est une dure,
Et c'est une pluie dure qui va tomber.
   
Messages : 71 à 80
Page : 8
Nombre de messages : 125