Vos témoignages...


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Nombre de messages : 125
   
le 11/10/2006 à 09:46

Il est difficile de venir sur ce site. En apportant des contributions, des témoignages, on rappelle également des souvenirs agréables de moments passés ensemble, et par suite le sentiment douloureux de l'absence.
J'ai retrouvé un de tes messages sur mon blog, Adri. Une connerie sur le "run and jump", qui consiste à gravir les blocs en prenant de l'élan pour arriver au sommet en courant sur le caillou...
Je suis en train d'ouvrir une grande voie. C'est un acte certes personnel et quelque peu égoïste, surtout que je m'y suis lancé seul, à défaut d'avoir réussi à former une équipe d'ouvreurs. Mais au départ, c'est ta disparition qui m'a poussé à partir dans cette aventure, pour te rendre hommage. Le fait d'ouvrir, dans une ambiance un peu austère, me rappelle des ambiances qu'on a partagées. Le fait d'être pendu dans le vide, seul, donne également l'occasion de méditer. J'espère que la voie sera à la hauteur : suffisamment longue, raide, dure, et belle ! Dans tous les cas, elle est juste en face de la paroi de Presles, un de tes terrains de chasse favoris.
 
le 27/09/2006 à 14:29

Adrien,
Je n'étais peut être pas un ami proche mais qu'importe, je tiens à te dire au revoir.
Pour la semaine de grimpe exceptionnelle avec la FFME en sardaigne, pour les quelques week-end à chamonix.
Pour cette hivernale aux cosmiques il y a au moins 6 ans maintenant.
Je me rappelle la trouille que tu avais eu ce jour là, alors que tu débutais l'aspinisme.
J'avais découvert l'alpiniste que tu étais devenu alors que nos chemins se recroisaient à l'insa il y un peu plus d'un an.
J'aurai aimé te revoir pour que tu puisses m'apprendre encore quelques mouvements de grimpe ou me conseiller sur une ligne sympa à faire dans le coin.
j'aurai une pensée pour toi à chaque fois que j'aurai la chance de retourner en montagne.
On se retrouvera un de ces jours, toi pour qui le temps ne compte plus.

Charly
   
le 21/09/2006 à 18:01

Adrien, mes premiers grands souvenirs, un voyage sympa à Prelles dans une voie Nosferatu!
Tu avais 13 ans, tu faisais partie de l'équipe de SPM et je savais déjà que étais un futur grand grimpeur. A cette époque, je n'étais qu'un BE escalade et tu participais à mes cours d'escalade et d'auto-sauvetage! Motivé comme jamais!
Suite aux photos de cette voie à Presles… perdu de vue… tu préparais tes diplômes et j'ai très vite compris que tu étais aussi très fort à l'école! Bravo pour ces grandes perfs.
Après tu as enchaîné les grandes voies dans plein de massifs! Tu m'expliquais à chaque retour tes voyages magiques que je comprenais … mais dans le fond, j'avais peur que le petit grimpeur que je connaissais reste à jamais en montagne? Cette passion, je la connais, elle nous fait passer par des moments incroyables qui nous font vivre à 200%.
Tu n'étais vraiment pas un jeune inconscient mais tu avais la flamme des grandeurs.
Tes impressions, tes doutes, la recherche d'infos, toutes ces questions… Ces coups de téléphone à rallonge vont me manquer!
Merci, Adrien, pour ces moments magiques.
 
le 21/09/2006 à 17:49

Adrien, le souvenir le plus précis que j'ai avec toi, c'est une grande voie à Presles à gauche de la grotte en juin 2004 : tu m'envoyais an tête et tu suivais en tirant sur les paires… J'avais fait tomber une de tes dégaines, tu m'avais envoyé – sans le vouloir, bien sûr – une pierre sur la tête… J'avais passé un super après-midi avec le "copain de mon frère" devenu le mien avec ta simplicité, ta gentillesse, ta tolérance, ton dynamisme, ta gaité!
T'avais vraiment la classe, Adrien!
 
le 20/09/2006 à 19:05

Fabien
Salut Mec,

Je voulais te dire que je garde pleins de souvenirs, que ce soit nos moments de grimpe ou autres…

Nous avons commencé l’escalade ensemble, je me souviens très bien de nos premières voies dans le 6 et 7, on était si contents. Toutes ces après midi au mur de Saint-Priest à grimper comme des forcenés, notre ami Pierrot je pense que tu t’en souviens bien. Les premières compètes, nos premières descentes au vieux campeur, c’était génial.

Après il y a eu l’époque on l’on partait avec Nelly, le séjour à Ceüse avec Arthur et Thomas je pense que tu t’en souviens aussi. Tu avais fais ton premier 7b à vue ( Cent patate, une voie verticale très technique ).
Ensuite il y eu les séjours grimpe, tu te souviens on rendait Ludo carrément fou !!! Les séries dans le dévers kit grimpe et les suspensions dans ton pan c’était top.
Ensuite l’Insa est arrivée, l’adolescence était finie, tu commençais à rentrer dans la cour des grands. Toujours prêt à rendre un service et être à l’écoute ! La montagne c’était la joie pour toi, une forme de liberté.
La glace c’est toi qui me l’as fait découvrir, je me souviendrai toujours du voyage dans la grande cascade de Freissières, j’avais confiance en toi. T’étais un vrai ami mec.

Après il y a eu ton année en Norvège , quel plaisir pour toi. Tu t’es trop fait plaisir là-bas. Tu as ouvert des trucs extra, c’est super ! Au printemps quand je t’ai rejoint on a vraiment profité, quel beau séjour !!

Nos souvenirs resteront gravés à vie, merci pour tous ces moments mec. Pour moi tu es toujours là.
Je te dis à un de ces jours.

Fabien
   
le 20/09/2006 à 07:48

Arthur / Illaria

DAI
Che posso dirti caro Adrien? Bhe, semplicemente che ti voglio veramente bene. E questo affetto per te l'ho sentito da subito, a pelle, indipendentemente da come tu fossi stato, quanto sono entrata en la famosa "turne" di 15 m2 dove avremo, in seguito, dormito fianco a fianco assieme diventando amici, ho sentito che mi piaceri.
Forse era per quegli occhi azzurri limpidi come il cielo che solo in montagna si può trovare.
Forse era per quelle labbra piene che si illuminavano in un sorriso gigante ad ogni occasione.
Forse era il tuo sguardo intelligente e allegro, ma a volta stupito e tenero come un bimbo che scopre il mondo per la prima volta.
E poi ti ho conosciuto e ciò che mi aveva fatto percepire inizialmente il tuo volto sincero, si è conformato nel tuo carattere. Confesso che a volte non capivo certi tuoi atteggiamenti un po’ estremi e avrei voluto parlare e discutere con te del perchè di certe tue azioni, ma alla fine, poche sono state le occasioni perchè quando ci si vedeva era piuttosto un momento per ridere e divertirsi assieme.
In questi giorni ho pensato spessissimo a te, visto e rivisto le tue, le nostre foto, viso e pianto ricordando innumerevoli momenti vissuti assieme ed ogni tua immagine mi lascia dentro una sensazione forte e tumultuosa, proprio come il tue carattere.
"Dai!" mi dicevi e nella tua voce c'era incoraggiamento, voglia di inventarsi une nuova avventura, una nuova birbornata, un altro modo per divertirsi assieme. Nella tua voce c'era energia e la passione che mettevi in tutte le cose che facevi.
E così ti voglio ricordare, mi caro Ours grande e buono, cuore gentile, spirito libero e animo pieno di vita.
Cosi eri tu, cosi ci piaceri e cosi resterai sempre nel nostro cuore.

“Dai !”
Qu’est ce que je pourrai te dire mon cher Adrien? Bhe, simplement que “ti voglio bene”, vraiment. Et cette affection pour toi je l’ai ressenti tout de suite, “a pelle”, indépendamment de comment tu était. Quand je suis rentrée dans la fameuse turne de 15 m2, où tu vivais avec Arthur et où on aurait ensuite dormi pleine de nuit ensemble en devenant ainsi amis, j’ai su que je t’aimais bien.
Peut être c’était pour tes yeux bleus, limpides et intense comme le ciel qu’on retrouve seulement en montagne.
Peut être c’était pour tes lèvres, pleines qui s’illuminaient en un sourire géant à chaque occasion.
Peut être c’était pour ton regard intelligent et positif, mais de temps en temps surpris et tendre comme celui d’un gamin qui découvre, émerveillé, le Monde pour la première fois.
Et puis je t’ai connu et ce que m’avait fait percevoir au début ton visage sincère, a été confirmé par ton caractère. Je confesse que quelque fois je ne comprenait pas certaines attitudes un peu extrêmes que tu avais et j’aurais voulu parler et discuter avec toi sur la signification de tes gestes, mais les occasions ont été trop peu car, quand on se rencontrait, s’était une occasion pour s’amuser et profiter de la vie ensemble.
Pendant ces jours je pense souvent à toi, je regarde et regarde encore tes photos, notre photos. Je rigole, je pleure en me souvenant tous les moments vécus ensemble et chaque image à toi me laisse dedans une sensation forte et troublante, exactement comme ton caractère.
“Dai !” tu me disais, et dans ta voix il y avait de l’encouragement et de l’envie de s’inventer une nouvelle aventure, une nouvelle bêtise, une nouvelle façon pour déconner ensemble.
Dans ta voix il y avait l’enthousiasme et la passion que tu mettais dans toutes les choses que tu faisais.
Et c’est comme ça que je veux me rappeler de toi, mon cher Ours, grand et bon, cœur gentil, esprit libre et âme débordant de vie.
Comme ça étais toi, comme ça tu nous plaisais et comme ça tu resteras toujours dans notre cœur.
 
le 19/09/2006 à 15:20

Arthur
La meilleure façon que j'ai trouvé de te rendre hommage, vieil ours, c'est de me remémorer les moments qui ont fait de toi un pote pour l'éternité. On s'est d'abord croisé dans les compètes d'escalades. Un grand gringalet comme toi, ça ne passait pas inaperçu. Et puis avec la fédé, on est partis en stage. Je me rappelle encore notre rendez-vous rue de Thou pour partir à Ombléze. C'était surtout la grimpe qui nous liait et je te connaissais seulement dans ce contexte.
Tu m'as ensuite proposé le coturnage à l'INSA.
Ah, j'oubliais notre stage en Sardaigne où j'ai découvert l'Adrien qu'on aimait. Toujours à la recherche d'une connerie à faire, pas la connerie lourde, mais plutôt la connerie intelligente.
L'acte soigneusement étudié pour se marrer un bon moment.
Je n'arrivais pas à te cerner, savoir si tu étais un mec sérieux ou un cancre de la pire espèce. Mon coté médisant t'avait plutôt placé du coté des bonnets d'âne.
J'en reviens à ta proposition de coturnage à l'INSA. J'avoue que l'idée que j'avais de toi ne m'inspirait pas tellement à partager 15 m2 pour entamer une prépa d'école d'ingénieurs. Mais j'ai fait confiance à mon instinct, j'avais le pressentiment que ça se passerait bien. Au final, j'ai signé pour deux ans de colocations pendant les quelles c'est un véritable ami que je me suis fait.
Tous les deux, bordéliques, tous les deux couche-tôt, tous les deux indulgents l'un avec l'autre, on s'est super bien entendu.
C'est dans cette vie commune à l'étroit que s'est fondée notre amitié, lors de longues discussions lumière éteinte où les "bonnes nuits" se succédaient par des récits de nos week-ends et de nos visions d'avenir.
Finalement, toi que je pensais un peu cancre, t'en sortais mieux que moi et savais séparer les moments boulots et les moments déconnards, et chacun d'eux, tu les optimisais à fond. Optimiser, c'est le verbe qui te convient le plus. Chaque fois que tu faisais quelque chose, tu devais optimiser. La science et la montagne étaient les témoins de ton optimisation systématique. Le logiciel devait tourner rond et le week-end essouffler le gaillard qui est en toi.
Tu vivais tes passions à fond, tes amours aussi, tes amitiés surtout et tous te le rendront pour toujours.
Arthur
   
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